Antananarivo, 6 Juin, 16h45 – Un feu vert donné. L’Etat a approuvé en Conseil des ministres les mesures stratégiques proposées qui vont être exposées lors des négociations bilatérales avec le représentant du Bureau du représentant américain au commerce (USTR). Ce sujet qui touche la future relation commerciale de Madagascar avait été abordé lors de cette réunion de l’Exécutif.
Il avait déjà été annoncé au mois d’avril de cette année que les autorités malgaches devaient soumettre un projet d’accord commercial entre Madagascar et les Etats Unis ; et mettre en place d’un groupe de travail technique bilatéral dirigé par l’USTR et qui intègrera des représentants malgaches. Et le projet d’accord commercial devait intégrer les ajustements tarifaires proposés par Madagascar
La partie américaine, de son côté, aurait déjà contacté le ministère de l’Industrialisation et du commerce pour fixer le délai pour entamer les discussions sur ses échanges commerciaux avec Madagascar. Elle aurait déjà même proposé plusieurs points en vue de parvenir à un consensus avec la partie malgache. L’Etat a en tout cas déjà donné son aval aux représentants de la Grande île de procéder à ces négociations, selon le compte rendu du dernier Conseil des ministres.
L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, avait dernièrement déjà indiqué qu’un Task force composé de représentants de l’administration américaine et de l’Etat malgache a été mis en place, pour établir justement le calendrier des négociations sur ce futur partenariat. Mais celles-ci devraient être menées durant la suspension de 90 jours de l’application du nouveau régime douanier qui avait imposé un droit de 47% sur certains produits malgaches entrant aux Etats-Unis.
La diplomate malgache avait avancé que l’étape importante pour l’Etat et le secteur privé malgache c’est d’amener le dealmaking de Madagascar sur la table des négociations. C’est une démarche entreprise afin de préserver l’intérêt de la Nation, ainsi que les emplois qui pourraient être perdus, de même pour les investissements qui pourront partir ailleurs, avait exposé Lantosoa Rakotomalala au mois de mai.














