Une alliance BAD-OIF pour former les entrepreneurs numériques de demain en Afrique, dont à Madagascar. La Grande île figure parmi les cinq pays africains sélectionnés pour bénéficier d’un programme conjoint de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) visant à renforcer les compétences numériques et entrepreneuriales des jeunes et des femmes.
L’accord de partenariat entre les deux institutions a été formalisé la semaine dernière à Paris. Il concerne également le Bénin, le Cameroun, la Guinée et la République démocratique du Congo. Cette alliance a pour objectif de faciliter l’accès des jeunes aux opportunités offertes par l’économie numérique en développant des compétences recherchées sur le marché du travail et en favorisant la création d’entreprises innovantes.
Le programme prévoit des formations techniques dans plusieurs domaines, notamment le développement Web et mobile, la cybersécurité, l’intelligence artificielle ainsi que l’analyse de données. Les bénéficiaires seront également accompagnés vers l’emploi salarié ou l’activité indépendante. Un appui spécifique sera consacré à l’entrepreneuriat à travers des stages, des activités de prototypage et des mises en relation avec des structures d’accompagnement telles que les incubateurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets d’entreprise.
La mise en œuvre opérationnelle du programme se fera en collaboration avec les autorités nationales et les organismes de formation de chacun des cinq pays concernés afin d’assurer le transfert des compétences au niveau local. Une phase pilote d’une durée de 12 à 24 mois sera d’abord déployée. Les résultats obtenus serviront de base pour décider d’une éventuelle extension du programme à d’autres Etats membres de la Francophonie.
Pour la Banque africaine de développement, cette initiative s’inscrit dans sa stratégie visant à transformer le dividende démographique africain en moteur de croissance économique grâce à l’investissement dans le capital humain, les technologies et l’entrepreneuriat. De son côté, l’OIF considère ce partenariat comme un levier pour mobiliser davantage de financements en faveur de projets à fort impact destinés à la jeunesse francophone.













