Antananarivo, 12 Septembre, 16h12 – Un bilan qui s’alourdit. Le nombre de personnes décédées suite à l’accident maritime qui s’est produit à Antsohihy dimanche dans la soirée est revu à la hausse. L’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) parle de 14 morts suite à la collision du bateau Mazava II et de la vedette Eau Vive Fenorano vedette alors qu’un bilan officiel fait encore état de neuf morts à la mi-journée.
Quatre personnes sont par ailleurs portées disparues sur la trentaine de personnes que transportait le bateau Mazava. « Les survivants sont déjà pris en charge actuellement », confie Thierry Randrianavony, directeur des opérations en mer auprès de l’APMF. Selon un communiqué de l’APMF, certains rescapés ont pu se réfugier dans les mangroves situées non loin du point d’impact.
L’APMF, dans son communiqué, impute l’origine de l’accident à l’obscurité. A l’entendre, « le bateau Mazava II n’avait pas de feux de navigation et les deux bateaux ont manqué de visibilité, l’un ne pouvant apercevoir l’autre », poursuit le communiqué. Moins grand, le bateau Mazava II a immédiatement coulé dès la collision, alors que le navire Eau Vive Fenorano a poursuivi sa navigation, rapporte encore l’APMF. Il ne s’est arrêté que sur ordre des autorités plus de cinq heures après le drame.
Une enquête est en cours, et est menée par l’APMF en collaboration avec la gendarmerie, la police, les autorités régionales et les armateurs. « Il s’agit de savoir si toutes les procédures ont été respectées », explique le directeur des opérations de l’APMF. A l’entendre, les papiers des deux bateaux étaient en règle et ceux-ci avaient navigué en toute légalité.
L’APMF rappelle, par ailleurs, la nécessité de respecter les règles et les mesures en matière de navigation maritime et fluviale. Une note publiée en Avril rappelle, notamment, l’interdiction de navigation pour les bateaux qui ne disposent pas de radar. Une autre note publiée en Mai souligne que « au moment de l’appareillage, avant d’autoriser le départ du navire, un contrôle sera effectué par les agents habilités de l’APMF, ou à défaut par la gendarmerie, ou à défaut pas les représentants des fokontany.














