Antananarivo, 28 Avril, 9h40 – Le Fonds monétaire international devrait bientôt procéder à sa quatrième évaluation des réformes engagées par Madagascar. Une mission en ce sens est attendue dans la Grande île du 3 au 12 mai pour effectuer cette quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), rapporte le Conseil des ministres de mercredi.
L’exécution budgétaire sera un des sujets qui feront l’objet de l’évaluation du FMI, selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF). Cette institution de Bretton Woods s’intéressera notamment aux travaux du Bureau de suivi des engagements (BSE), une entité créée auprès de la Présidence de la République qui a pour mission de suivre et de contrôler l’évolution des engagements des dépenses des institutions, des ministères ainsi que des organismes publics. Le FMI va également s’intéresser à la mobilisation des recettes publiques, dont celles attendues des pétroliers, avance le MEF.
Mais cette délégation du Fonds monétaire international va certainement évaluer les mesures d’ajustement et de réforme sur lesquelles les autorités malgaches se sont engagées pour le rétablissement de la situation macroéconomique du pays. A l’issue de la troisième revue du programme sur la FEC, les administrateurs de cette institution financière avaient souligné l’importance de nouvelles mesures pour l’amélioration du cadre juridique des marchés publics. Ils ont aussi encouragé la poursuite des efforts de modernisation de la gestion des finances publiques et d’amélioration de l’exécution et de la transparence du budget. Ils n’ont pas non plus oublié de souligner la nécessité de mobiliser les recettes intérieures pour financer des dépenses sociales et d’investissement plus élevées, de préférence en supprimant les exonérations fiscales coûteuses et génératrices de distorsions.
L’achèvement de la troisième revue de programme sur la FEC au mois de mars avait permis le décaissement d’environ 32,6 millions de dollars. Ce qui avait porté le total des décaissements en faveur de Madagascar au titre de cet accord à environ 195,5 millions de dollars.














