Antananarivo, 14 Août, 14h35 – Porter les partenariats au niveau régional. Les Etats-Unis entendent aller au-delà des partenariats bilatéraux entre gouvernements et se projettent également dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc). Une façon de relever collectivement les défis que cette communauté régionale doit relever, soutient la secrétaire adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis, Melanie Higgins. C’était lors du Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et une délégation américaine, mercredi.
La sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté, le développement de l’économie ou encore la fourniture de soins aux populations sont autant de défis pour la région d’Afrique Australe exposés par la secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de la Sadc, Angèle Makombo N’Tumba. Mais il y a également les défis mondiaux qui viennent s’y ajouter, reprend Mélanie Higgins. Elle parle entre autres de l’accès à un financement concessionnel à long terme, l’aide au développement ou encore les investissements directs étrangers.
“Le gouvernement américain reste engagé à travailler avec la SADC en tant qu’organisation et à travailler avec ses États membres pour tenter de résoudre ces défis. Et nous sommes ouverts au dialogue pour des résultats mutuellement bénéfiques pour les deux parties ”, lance-t-elle alors.
Le Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et des États-Unis marque donc une avancée significative dans l’approfondissement de la coopération entre les deux blocs. La réunion leur a permis de traiter plusieurs domaines prioritaires comme la paix, la sécurité et la gouvernance démocratique, la coopération en matière de santé, le développement économique, le commerce et l’investissement ainsi que l’énergie et l’exploitation minière.
La SADC et le gouvernement des États-Unis ont un partenariat de longue date et une riche histoire de coopération, tant au niveau bilatéral que régional, note le président du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC, Éric Ratsimbazafy. “Cette coopération s’est matérialisée par des initiatives transformatrices, notamment dans les domaines de la santé, du commerce et du développement économique”, souligne-t-il.
Éric Ratsimbazafy n’a alors pas manqué d’évoquer la coopération commerciale entre les deux parties qui est facilitée par la Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (Agoa). De même pour le Millennium Challenge Account qui, d’après ses explications, a contribué de manière significative à la promotion de la bonne gouvernance, de la liberté économique, de l’investissement et de la croissance durable.














