Antananarivo, 2 Juin, 11h45 – L’inscription de l’Eglise catholique d’Ambodfotatra sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité toujours d’actualité. Le ministère a effectué une visite d’inspection du site en compagnie de la directrice régionale de l’Unesco pour l’Afrique de l’Est, Louise Haxthausen, et de la coordinatrice de l’Unesco à Madagascar, Julie Rakotoson, ce week-end. La mission consistait à suivre de près “l’état d’avancement du projet d’inscription de l’église catholique d’Ambodifotatra et de ses environs sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco”, précise le ministère dans son communiqué.
A en croire le ministère, des spécialistes en architecture, en environnement et en archéologie sont actuellement sur place pour boucler la constitution du dossier technique requis pour la candidature à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Les travaux de restauration de l’Eglise, notamment ses structures intérieures et extérieures, dont l’autel, dans le respect des matériaux et du concept original, ont déjà été annoncés en 2022, et une messe d’inauguration des travaux de réfection y a été organisée en juillet 2023 en présence du président de la République.
Durant sa visite à Sainte Marie, la ministre de la Communication et de la Culture Donna Volamiranty Mara a tenu à rassurer les paroissiens de cette première Eglise catholique fondée à Madagascar sur les impacts d’une éventuelle inscription de leur Eglise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. “Il ne s’agit pas d’un transfert de propriété ou d’un changement d’usage, mais d’une reconnaissance internationale de sa valeur historique et culturelle”, explique-t-elle. Elle souligne que la démarche vise surtout à “élever le statut du site et à garantir sa préservation dans le respect de son usage religieux et de son intégrité historique”.
L’église d’Ambodifotatra figure depuis 2018 sur la liste indicative des sites proposés à l’Unesco par Madagascar. De nombreuses missions d’experts aussi bien du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) que du Comité du patrimoine mondial se sont déjà rendues sur place depuis 2022 pour estimer la « valeur universelle exceptionnelle » du site. L’une des dernières missions annoncées par les autorités remonte en février 2025.














