Les forces de l’ordre veulent planter le décor. La gendarmerie nationale annonce le lancement d’une opération d’assainissement et de sécurisation, prioritairement dans le cadre de l’élection présidentielle. Mais celle-ci pourrait au-delà des consultations populaires.
Le Général de division Njatoarisoa Andrianjanaka, Commandant de la gendarmerie, dévoile une « opération de sécurisation de grande envergure » baptisée « Mandio » ou assainissement, mercredi au Toby Ratsimandrava, centre de commandement de la gendarmerie, à Andrefan’Ambohijanahary.
L’opération est engagée dans le cadre de la mission des forces de l’ordre, à savoir la sécurisation avant, pendant et après l’élection présidentielle du 7 novembre. Mais les forces de l’ordre profitent de l’opportunité électorale pour « faire le ménage ». D’où l’idée d’insérer l’initiative dans des contours plus larges, à savoir l’insécurité en général. Il s’agit aussi d’une lutte contre les « cols blancs (…) les gros bonnets (…) en matière de vol de zébus et de trafic en tous genres (…) notamment le blanchiment d’argent qui alimente l’insécurité », précise le Commandant de la Gendarmerie.

L’officier général, entouré des hauts responsables de la gendarmerie, n’a pas donné de détails sur les tenants et aboutissants de l’initiative. Il se contente d’indiquer son déclenchement, d’ici à la fin de la semaine, et sa durée, près d’un mois et demi. Il se garde également de donner une indication du nombre d’éléments engagés dans l’opération dans l’ensemble du territoire.














