Antananarivo, 2 Mai, 10h05 – Mise à jour. Mis à jour. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une augmentation à 8,8% du taux d’inflation pour Madagascar cette année. Le taux d’inflation qui était encore estimé à 6,3% à l’issue de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), au mois de Mars a été révisé au mois d’Avril.
⭕Ce scénario a été toutefois prévisible pour l’Institut national de la statistique (Instat) qui avait déjà souligné, dans son rapport au mois de Juillet 2021, des prévisions pour 2022 « qui afficheraient un taux moyen d’inflation dépassant la barre de 7% ». Ce, bien que ce rapport publié l’année dernière n’ait pas pris en compte le contexte de l’année 2022, comme la crise en Ukraine par exemple.
⭕Dans sa note sur les perspectives de l’économie mondiale (WEO), le FMI a souligné en effet que l’inflation est devenue élevée et s’installe dans la durée, notamment avec la crise en Ukraine. Le taux moyen de l’inflation est de 8,6% dans les pays émergents et les pays en développement (+2,7 point en pourcentage). Ce sont les pauvres qui pâtissent le plus de cette situation. « Une action publique équilibrée est nécessaire pour maintenir les aides en faveur des plus défavorisés, combattre la pandémie et l’inflation, juguler les risques financiers et favoriser la croissance et les emplois », recommande cette institution de Bretton Woods.
⭕Le Président de la République, Andry Rajoelina, réalise l’étendue du problème et a discuté avec des représentants du secteur privé sur la manière de faire face à cette situation, avec l’augmentation des salaires, en fin de semaine dernière. Le chef de l’Etat a notamment soumis une hausse dégressive des salaires en fonction des catégories professionnelles pour la fonction publique. Ainsi, les salaires les plus bas connaîtront une hausse de 25% tandis que les salaires les plus élevés augmenteront de 5%.
⭕Pour le secteur privé, le chef de l’Etat a suggéré que l’Etat prenne en charge la différence entre le salaire minimum d’embauche de la catégorie professionnelle la plus basse et le montant du salaire minimum imposé par l’Etat, soit la somme de 30.000 ariary. La hausse pour les autres catégories professionnelles devrait relever de la discrétion des entreprises, avait insisté le chef de l’Etat, alors que le secteur privé avait milité pour le maintien de la hausse à 9,9% pour toutes les catégories professionnelles.














