Une accélération constante de l’inflation énergétique est à prévoir tout au long de cette année. Elle pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, contre 6,7 % au mois de janvier, d’après les projections de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.
Ce taux de 14,0 % représente le glissement annuel calculé sur le seul mois de décembre 2026. Concrètement, cela signifie qu’une quantité donnée d’énergie achetée à la fin de cette année coûtera 14 % de plus que le même achat effectué en décembre 2025. Selon les projections de la BFM, le pic de la cherté de l’énergie devrait être atteint au cours du dernier mois de l’exercice.
L’inflation annuelle moyenne de l’énergie se situerait, pour sa part, à 9,5 %. Ainsi, en comptabilisant l’ensemble des dépenses énergétiques facturées du 1er janvier au 31 décembre 2026, les consommateurs paieraient en moyenne leurs factures d’électricité, de carburant ou de combustibles 9,5 % plus cher qu’en 2025.
La ventilation des données de la BFM désigne l’inflation énergétique comme le principal moteur de la cherté de la vie pour l’exercice 2026. Si l’indice général affiche une progression contenue à 6,1 % en janvier, c’est l’emballement des coûts de l’énergie qui devrait peser de manière décisive sur la tendance globale. Avec une hausse moyenne annuelle établie à 9,5 %, cette composante s’impose comme le principal facteur de tension susceptible d’accentuer la dégradation du pouvoir d’achat cette année.
En agissant comme un coût fixe incontournable pour les industries et l’ensemble de la chaîne logistique, la flambée de l’énergie exercera une pression continue sur les autres secteurs, ce qui risque d’empêcher toute accalmie durable sur le front des prix.
L’inflation globale devrait ainsi connaître une accélération marquée en 2026. La moyenne annuelle est prévue à 8,1 %, ce qui représenterait une dégradation continue par rapport à 2024 (7,6 %) et à 2025 (8,0 %). L’analyse mensuelle montre une trajectoire ascendante constante, avec un glissement annuel de 6,1 % en janvier pour culminer à 9,3 % en décembre, confirmant une nouvelle fois de fortes tensions sur les prix en fin d’exercice.
Le riz, produit stratégique, afficherait une moyenne annuelle de 4,3 %, en net recul par rapport au pic de 2025 (11,6 %). Les tensions pourraient toutefois réapparaître au second semestre. Après un glissement annuel de 0,5 % au mois de mars, l’inflation du riz accélérerait progressivement pour atteindre 8,3 % en décembre.
L’Indice des prix à la consommation (IPC) sous-jacent mesure l’inflation structurelle en excluant les produits les plus volatils, à savoir le riz et l’énergie. Sa moyenne annuelle s’élèverait à 9,0 %, contre 7,4 % en 2025. Le glissement annuel resterait à un niveau élevé et relativement stable tout au long de l’année, oscillant entre 7,0 % en janvier et 9,2 % en décembre.














