Antananarivo, 15 Mars, 9h53 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) veut réunir toutes les parties prenantes aux élections. A quelques mois de l’échéance présidentielle, elle annonce l’organisation d’une rencontre de tous les acteurs concernés par les prochains scrutins en vue de discuter et d’échanger le 24 mars prochain. Cela va des acteurs politiques aux médias, en passant par les Églises et les organisations de la société civile, a indiqué mardi Andrianarisedo Retaf Dama, le président de l’organe de gestion des élections, en marge d’une visite de terrain à Ambodivonkely.
Pour l’instant, la Ceni reste discrète sur l’objet et sur l’ordre du jour de la réunion. Celle-ci entre néanmoins dans le cadre des actions menées par la Ceni en vue d’avoir une élection reconnue et acceptée par tous. « Nous concentrons nos efforts dans l’organisation d’une élection juste, transparente et acceptée par tous », a encore réitéré mardi Andrianarisedo Retaf Dama.
Une rencontre de toutes les forces fait partie des demandes plusieurs fois formulées aussi bien par certains acteurs politiques et la société civile. Ceux-ci ont exprimé certaines appréhensions par rapport à l’organisation du scrutin et à l’environnement dans lequel celui-ci est prévu se dérouler. Dans un communiqué en date du 7 mars, les organisations de la société civile ont plaidé « pour une plateforme de dialogue authentique et inclusive ». Pour elles, « ce dialogue devrait venir en complément du processus en cours et non retarder ou bloquer la tenue des élections ».
Le financement des campagnes, l’accès aux médias publics, la gestion de la période de campagne, les garanties d’impartialité de la Ceni et de la Haute cour constitutionnelle (HCC), la fiabilité des engagements des candidats, le défaut de calendrier pour les élections communales et surtout la faible participation des électeurs, sont autant de sujets qui inquiètent.














