« Tout n’est pas noir, il y a de l’espoir » à Madagascar. La solution apportée par l’organisme Friedrich Ebert Stiftung (FES) est plus ou moins tardive dans le cadre du contexte actuel. Les pré-campagnes et campagnes électorales ont commencé depuis trois semaines dans la Grande Île, le 7 octobre. Quelques jours avant la date du scrutin fixé, si maintenue, le 7 novembre, une conférence a été organisée ce jour dans le but d’apporter une contribution à une amélioration des pratiques politiques sur la Grande Île.
« Tout n’est pas noir, il y a de l’espoir » accentue une juriste, historienne et journaliste de formation, Lova Rabary-Rakotondravony lors d’une conférence et de la présentation du livre Policy Paper 13 à l’Hôtel Tamboho Tana Water Front Ambodivona ce 23 octobre.
Le constat est que « Les pratiques politiques ne changent pas, la communication tend à prendre le pas sur la personnalité des candidats et non sur leur programme » insiste Lova Rabary Rakotondravony. C’est la raison d’être de la conférence, pour apporter une contribution à une amélioration des pratiques dans la Grande Île. « On continue à distribuer de l’argent en liquide, on amuse les électeurs et on achète leur choix, les candidats à l’élection présidentielle ne se trouvent pas sur les mêmes pieds d’égalité » continue-t-elle.
En se référant avec la situation politique de pays étrangers, le professionnel en politique, journaliste, Toavina Ralambomahay explique que « En France, l’État finance le candidat et il a un pouvoir de contrôle à postériori ». Pour que les candidats à l’élection se trouvent sur un même pied d’égalité, le plafonnement des financements n’est même pas nécessaire, il suffit que l’État finance pareillement les candidats selon toujours ses propositions.
Pourtant le cas de Madagascar n’est pas identique à celui de la France, une alternative a été également proposée « la solution à tout ça c’est l’engagement citoyen des électeurs ». « La contribution des électeurs aux campagnes du candidat peut se faire pour une obligation redevabilité » poursuit-il.
Selon les précisions apportées par Lova Rabary Rakotondravony, l’abus des biens publics directement ou indirectement, l’abus des biens sociaux, la manipulation des médias figurent parmi les pratiques souvent rencontrées dans notre pays. « Le candidat devient un produit et on vend le produit ».
Parmi ceux qui sont présents, un syndicaliste, Barron, constate que « Le prolongement de la période de propagande est la solution afin que la visibilité des candidats soit équitable ».
Jean Victor Rasolonjatovo, secrétaire exécutif de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), a exposé son point de vue « Pour les dépenses électorales, nous avons déjà proposé le plafonnement, mais le législatif n’a pas validé ». Aussi il a exposé que « L’utilisation des prérogatives des puissances publiques pour appuyer la balance est le problème et non un Ministre qui soutient un candidat à l’élection ».














