La date de l’élection sera-t-elle maintenue au 7 novembre ou pas ? Près d’une vingtaine de candidats, réunis vendredi par la CENI, souhaitent que celle-ci soit reportée.
Réouverture de la liste électorale. Création d’une cour spéciale pour les élections. Mise en place d’une conférence souveraine. Près d’une vingtaine de candidats se sont mis d’accord sur ces trois points à l’issue d’une réunion marathon au siège annexe de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vendredi soir. La demande d’un report du scrutin n’a pas été clairement formulée dans le document signé tard dans la nuit, mais la question a été plusieurs fois soulevée durant la rencontre.
Selon le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Hery Rakotomanana, les exigences formulées dans l’accord ne peuvent pourtant que conduire vers le report de l’élection présidentielle. « Une révision de la liste électorale nécessite trois mois », a-t-il fait savoir durant la réunion, insistant pour que la conséquence de cette démarche soit mentionnée dans la résolution.
L’un des participants à la rencontre a évoqué « un nettoyage des doublons pour qu’on n’ait pas à rouvrir la liste électorale » et ainsi garder la date du scrutin initialement prévue. Mais sa proposition n’a pas été retenue. La majorité des 26 candidats présents à la réunion sont tombés d’accord sur la nécessité de réviser la liste de manière à pouvoir y intégrer ceux qui ont été omis. Pour eux, « la liste électorale est imparfaite et doit être assainie au risque de fausser les résultats du scrutin et de créer des troubles ».
Assainissement
Selon la résolution, cet assainissement, qui consistera à « corriger et supprimer toutes les anomalies existantes », sera assuré par « la CENI, qui sera renforcée par les représentants des candidats ». Il reviendra également à la CENI, toujours renforcée par les représentants des candidats, de mettre en œuvre « les conséquences que cela impliquera ».
La résolution prône également la mise en place d’une Conférence souveraine appelée « à examiner et à prendre des décisions sur toutes les questions liées à l’assainissement de l’environnement électoral ». Durant la réunion, beaucoup de candidats se sont également plaints des pratiques de certains candidats à gros budget qui corrompraient les électeurs. Le service de renseignement financier (Samifin) qui a été présent à la réunion avec le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et la Commission de contrôle du financement de la vie politique a été notamment interpellé sur son absence de réactions face au déploiement de grosses ressources financières par certains candidats.
Invités à la réunion, le gouvernement et la Haute cour constitutionnelle n’y ont pas été représentés. Dix candidats n’ont pas non plus répondu à l’invitation. Une grande partie de la rencontre a été diffusée en direct sur la chaîne de télévision publique.














