Antananarivo, 1er Août, 19h40 – La procureure générale de la Cour d’appel d’Antananarivo, Berthine Razafiarivony, ne donne pas de noms dans l’affaire relative à la suspicion de projet d’attentat contre le président de la République. Bien qu’elle parle de « preuves matérielles tangibles ayant permis d’identifier les principaux instigateurs du projet », elle tient à rappeler l’importance du « respect des principes de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ».
⭕« Dans le cadre du traitement d’une enquête de la sorte, chacun est tenu de respecter la présomption d’innocence et le secret de l’instruction », indique-t-elle au cours d’un point de presse tenu dans son bureau à Anosy ce dimanche en fin d’après-midi. Elle n’a donc donné à la presse que le nombre des personnes interpellées, le nombre de ceux qui sont placés en garde à vue, le nombre des éléments des forces de l’ordre soupçonnés. Elle a également donné la liste des objets découverts et saisis chez les deux principaux suspects dont elle a rappelé la nationalité. Mais « dans le respect du secret de l’enquête, le contenu des déclarations des personnes interrogées ne pourra être communiqué », souligne-t-elle.
⭕Dans sa déclaration, la PGCA invite toutes les parties prenantes, aussi bien les personnes impliquées dans l’enquête que les médias nationaux et internationaux « à respecter ces principes et à effectuer leur travail avec éthique et professionnalisme ». Elle en appelle également à un « traitement juste et exacte de l’information pour le bon déroulement de l’enquête et pour l’apaisement de l’opinion ». Pour elle, « il est important que l’enquête puisse se dérouler sans encombre et sans entrave afin de que la justice puisse effectuer son travail dans le calme ».














