Antananarivo, 3 Janvier, 8h20 – Quelques anciens du collège Saint Michel Amparibe se sont donnés rendez-vous dans la cour de l’établissement jésuite dimanche matin pour protester contre le projet gouvernemental d’implanter un pylône dans l’enceinte du collège. Certains d’entre eux disent être juste « contre le pylône dans la cour du collège », d’autres indiquent être « contre le projet téléphérique ». Mais « ce qui nous unit aujourd’hui, c’est le refus du pylône dans l’enceinte de l’établissement », résume un des anciens dans une vidéo rapportant la manifestation.
« Nous sommes venus aujourd’hui parce qu’il était prévu que les matériels destinés au sondage du sol entrent dans l’enceinte du collège aujourd’hui à 4h du matin et devaient y travailler pendant trois jours », indique l’ancien du collège. A l’entendre, « les responsables du collège en avaient été informés », précise-t-il. Aucun engin n’est venu dimanche, mais « ce piquet en rouge indique le lieu où le sondage devait être fait et ces marquages au sol en blanc prouvent que des travaux étaient bien prévus ici », poursuit-il. « Tant mieux s’ils ont changé d’avis, c’était l’objectif », ajoute-t-il encore.
Du côté des autorités, on affirme cependant que « le pylône sera implanté en dehors de l’enceinte du collège ». D’ailleurs, « le ministre responsable a déjà rencontré le préfet du collège et le président de l’association des anciens et ceux-ci ont clairement compris le projet », souligne Soatiana Rajoelisoa, directrice de la communication et des relations publiques au sein de la présidence dans un post public sur son compte Facebook. Elle se pose ainsi des questions sur les motivations des anciens du collège qui protestent contre le projet. « Que contestez-vous encore » ? se demande-t-elle.
Pour les manifestants, l’établissement est un « patrimoine dont il faut préserver l’intégrité ». Il s’agit également de « protéger les élèves, les enseignants et le personnel des dangers qui peuvent planer avec le passage de ce moyen de transport en dessus du collège », martèle un autre ancien venu manifester dimanche. Il évoque également « la distraction que le passage des cabines va créer auprès des élèves ». Autant d’inquiétudes qui ont déjà fait l’objet d’études d’impact environnemental et culturel, et auxquelles des mesures correctives ont été apportées, répliquent les autorités.














