Antananarivo, 7 Mai, 8h05 – Incertitude croissante en matière de politique commerciale, faible performance des entreprises publiques, chocs extérieurs ou encore conditions météorologiques défavorables. Pour la Banque mondiale, ce sont autant de facteurs qui exposent les perspectives économiques de Madagascar à des risques de détérioration. L’institution l’a indiqué dans son rapport sur les perspectives macroéconomiques et la pauvreté (Macro Poverty Outlook, MPO) récemment publié pour la Grande Île.
La Banque mondiale estime que les incertitudes liées à la politique commerciale mondiale pourraient avoir un effet négatif sur la balance commerciale de Madagascar, et contribuer à l’élargissement de la dette intérieure à 6,4% du PIB cette année, avant une baisse à moyen terme. Toutefois, cette dette intérieure devrait être compensée par l’augmentation des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur minier, selon ce partenaire de Madagascar.
Les services liés à l’exploitation minière et au tourisme devraient d’ailleurs soutenir une croissance moyenne de 4% sur la période 2025-2027. L’inflation, quant à elle, devrait atteindre en moyenne 8,1% à moyen terme, en raison du coût élevé des denrées alimentaires, d’après le MPO.
L’année dernière, ce sont les services, notamment le tourisme et les télécommunications, qui ont porté la croissance. Selon le rapport, l’augmentation du trafic aérien et l’arrivée de nouvelles compagnies ont stimulé les arrivées touristiques. L’introduction d’un nouveau régime d’octroi de licences de télécommunications a également renforcé la concurrence et soutenu la croissance.
La Banque mondiale conclut que la promotion d’une croissance soutenue et résiliente passe par une meilleure gouvernance. Celle-ci requiert également un environnement commercial favorable, des réformes structurelles dans des secteurs clés, ainsi qu’une accumulation plus rapide de capital humain et physique.














