Une route de 45 km et un pont de 150 m. Les travaux d’infrastructure routière reliant la Route nationale 2 (RN2) au site du barrage de Volobe sont prévus démarrer au second semestre de cette année. Le chantier, d’une durée de 12 mois, sera pris en charge par l’État. C’est le directeur général de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), Rémy Huber qui en a fait part à la presse, vendredi.
Le lancement programmé de cette infrastructure routière de desserte est une phase opérationnelle décisive pour ce projet hydroélectrique. Son achèvement constitue un préalable logistique au déploiement du complexe.
Le projet porte sur la réalisation d’une voie d’accès industrielle de 45 kilomètres qui sera connectée à la RN2. Le dimensionnement de cette plateforme sera adapté à un gabarit routier garantissant la circulation des convois de matériels et des équipements stratégiques, dont notamment les turbines, les composants de la centrale ou encore les engins de forage, avance le directeur général de la CGHV. Le tracé inclut également la construction d’un ouvrage d’art de franchissement de la rivière Ivondro d’une portée de 150 mètres.
La maîtrise d’ouvrage financière de cette voie d’accès incombe à l’État, conformément aux standards internationaux pour les projets d’infrastructures d’envergure. Si le président de la Refondation avait initialement évoqué un financement via le Fonds routier lors de son déplacement à Toamasina, la mobilisation d’une ligne de crédit auprès de la Banque mondiale pour sécuriser l’investissement est également avancé.
Au-delà de sa fonction logistique pour le projet, l’aménagement de cette voie d’accès devra assurer le désenclavement structurel de 70 000 à 80 000 habitants, indique Rémy Huber. Une connectivité qui constitue un levier majeur pour dynamiser les échanges et libérer les opportunités économiques latentes de la région.














