Antananarivo, 5 Décembre, 11h07 – L’ordre national des médecins de Madagascar se veut rassurant. Dans un communiqué d’appel au dialogue sur l’interruption thérapeutique de grossesse (ITG), l’ordre national des médecins assure ne soutenir que l’ITG et affirme clairement sa position contre l’interruption volontaire de la grossesse (IVG). « Oui à l’ITG, Non à l’IVG », écrit l’organisation sur sa page Facebook. Elle précise, en même temps, « ne pas adhérer aux démarches d’autres organisations qui soutiennent la proposition de loi sur l’ITG mais d’une façon contraire aux valeurs des médecins ».
⭕Dans sa démarche pour faire passer la proposition de loi, l’ONM en appelle au dialogue et tend la main aux autorités religieuses qui se sont positionnées contre la proposition de loi sur l’ITG. « L’ordre des médecins est prêt à discuter dans le respect des structures étatiques et des opinions des dirigeants religieux », souligne l’organisation. « Nous croyons que nous pouvons trouver une solution, ensemble », poursuit-elle.
⭕Pour l’ONM, la proposition de loi n’a d’autres objectifs que de « réviser les lois en vigueurs afin de sauver la vie des mères portant une grossesse difficile ». Or, « les médecins ne peuvent pas violer le code pénal dans l’exercice de leur fonction », insiste-t-il. La proposition de loi, estime ainsi l’ordre des médecins, permet également de protéger les médecins quand ils doivent interrompre une grossesse pour des raisons thérapeutiques.
⭕Pour l’instant, la proposition de loi Goulamaly n’est pas encore officiellement parvenue au gouvernement pour que celui-ci propose ses observations. Le collectif de suivi de la proposition indique ne pas savoir à quel stade se trouve actuellement le texte. « La proposition de loi a disparu du processus démocratique normal », déplore-t-il. A l’entendre, elle n’a pourtant été ni retirée par la députée qui l’a soumise à l’Assemblée nationale, ni transmise au gouvernement.
⭕Elle n’est pas non plus inscrite à l’ordre du jour des travaux de commission ou des réunions plénières de l’Assemblée nationale, indique le collectif. Une source auprès de l’Assemblée nationale indique que le texte fait encore l’objet d’études au niveau de la commission genre et n’a effectivement pas encore été soumis au gouvernement pour que celui-ci y apporte des observations.














