Antananarivo, 10 Juin, 2150 – Un appel à l’action. Le Système des Nations unies (SNU) exhorte les autorités malgaches à renforcer les mesures pour la concrétisation de la tolérance zéro par rapport aux crimes environnementaux. Son coordonnateur résident, Natasha van Rijn a fait appel à « l’impérieuse nécessité d’un cadre juridique pour la protection efficace des défenseurs de droits humains et lanceurs d’alerte », lors de la célébration de la journée internationale de l’environnement, à Ampangabe ce vendredi.
Le SNU réagit à l’assassinat du militant écologiste Henri Rakotoarisoa dans la région d’Alaotra Mangoro. « Nous dénonçons toute forme d’intimidation à l’encontre des personnes et groupements œuvrant pour la préservation des ressources naturelles », fait-elle alors savoir. Elle a toutefois salué les mesures prises par les autorités judiciaires pour établir la vérité sur les motifs et circonstances ayant conduit au décès de cet activiste environnemental et pour s’assurer que les personnes responsables de cet homicide soient jugées et punies, conformément aux normes de l’Etat de droit.
L’acte est condamné par le gouvernement, lance de son côté le Premier ministre Christian Ntsay. Celui-ci assure que les personnes impliquées dans cette affaire seront jugées et punies conformément à la loi. « Notre politique pénale pour la protection des lanceurs d’alerte est claire. Les responsables de la sécurité ont par ailleurs déjà reçu mes directives concernant les responsables de cet assassinat », poursuit-il. Christian Ntsay a encouragé les défenseurs de l’environnement à ne pas baisser les bras et de toujours militer pour cette cause, dans laquelle ils auront le soutien du gouvernement, insiste-t-il.
Henri Rakotoarisoa, 70 ans, a été un militant écologiste à la tête de l’association de défense de l’environnement, le VOI Mialo. Il a été réputé pour ses dénonciations des crimes environnementaux opérés dans la commune de Mangarivotra. Il a été assassiné le 1er juin 2022. Plus de personnes se sont rendues à la gendarmerie, revendiquant le crime.
Deux délégations du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) se sont rendues sur place il y a quelques jours. La première a veillé sur la suite de cette affaire et sur l’application de la loi à l’encontre des responsables de cet assassinat. La deuxième s’est surtout focalisée sur la lutte contre le défrichement. Ces démarches ont été entreprises pour assurer la sécurité des acteurs de la préservation environnementale et pour leur permettre de travailler librement et sereinement, a souligné la ministre Marie-Orléa Vina.
Photo : Bureau du Premier ministre














