Antananarivo, 11 Janvier, 8h58 – Le taux de mortalité maternelle et infantile peine à baisser durant cette dernière décennie sur la Grande île. Un rapport récemment publié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) indique que le taux de mortalité maternelle est passé de 498 à 426 décès pour 100.000 naissances vivantes, entre 2008 et 2018. Ce qui représente une diminution d’à peine 14% comparée à la décennie précédente. Les mères de famille continuent de mourir du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.
Pour le taux de mortalité néonatale, il est de 26 pour 1 000 naissances vivantes en 2021, selon les résultats de l’Enquête démographique et de santé 2021. La même enquête évoque un taux de mortalité infantile de 47 pour 1 000 naissances vivantes. Des chiffres qui peuvent encore diminuer si des mesures sont prises. L’Unicef évoque la nécessité d’adopter une nouvelle feuille de route, de renforcer les capacités des agents communautaires et de santé, de doter les centres de soins et de santé d’équipements pour assurer les accouchements dans les meilleures conditions ».
Dans le monde, les Nations unies font part »d’un décès d’enfant ou de jeune toutes les 4,4 secondes ». L’Unicef rapporte de son côté que »56% des décès d’enfants de moins de 5 ans ont lieu en Afrique Subsaharienne en 2021. » Pour l’Unicef, la survie des enfants du monde entier continue de dépendre de la disponibilité de soins de santé de qualité et des possibilités d’accès offertes. La majorité des décès d’enfants surviennent durant les cinq premières années de vie, voire au cours du tout premier mois suivant la naissance dans la moitié des cas.
Photo : UNICEF














