Toamasina, 23 Février, 7h30 – Une aide financière directe et sans condition pour les familles les plus vulnérables touchées par le cyclone Gezani dans la Commune urbaine de Toamasina. Ce transfert monétaire non conditionnel (TMNC) s’élève à 280 000 ariary par ménage, perçu en deux tranches de 140 000 ariary. Cette somme, selon le Fonds d’intervention pour le développement (FID), est “destinée à couvrir les dépenses prioritaires et à amorcer la reprise des activités après le choc”.
L’appui, inclus dans le cadre du programme de protection sociale Asa Vonjy Voina, concerne 51 000 ménages fortement touchés par le cyclone. Une première vague de distribution a couvert un millier de familles, mais selon le FID, les interventions devraient s’étaler sur six mois. Les activités de ciblage des ménages se poursuivent, mais pour les premiers décaissements, le FID a priorisé les ménages ayant rejoint les sites d’hébergement. “Leur présence en ces lieux prouve qu’ils n’ont plus de logement pour s’abriter”, explique Tokilalaina Fidiniainamahefasoa, directeur inter-régional du FID à Toamasina.
Argent contre travail
En parallèle, les activités argent contre travail en haute intensité de main-d’œuvre (ACT-Himo) offrent une rémunération de 7 000 ariary par jour pour cinq heures de travail, sur 20 jours, soit un total de 140 000 ariary par participant. Les paiements sont effectués en deux tranches correspondant à dix jours de travail chacune. Les premiers travaux consistent, pour leur part, à assainir et à nettoyer les quartiers. 750 ménages ont été concernés par les cinq premiers chantiers ouverts, mais si l’on en croit le FID, agence de mise en oeuvre du projet, ce sont 340 chantiers qui devront démarrer d’ici fin mars.
Selon le FID, “les ménages bénéficiaires des TMNC sont également éligibles à une intervention ACT”. Il s’agit de “répondre rapidement aux chocs, ainsi que de stabiliser et de relancer les moyens d’existence des ménages” de façon à “préserver la dignité des familles touchées et limiter l’aggravation de leur vulnérabilité”, souligne encore le FID.
Système électronique
Le dispositif est mis en œuvre par le FID, sous la coordination du ministère de la Population et des solidarités et du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), avec un financement de la Banque mondiale à travers trois projets, en l’occurrence le projet Filets de sécurité et de résilience (FSR), le projet régional pour la préparation aux situations d’urgence et l’accès à une reprise inclusive (Repair), ainsi que le projet de réponse d’urgence contingente (Cerp). Les paiements sont effectués via la Plateforme de gestion des paiements (PGP), un système électronique destiné à limiter la manipulation de liquidités et à renforcer les mécanismes de contrôle.
Sur terrain la semaine dernière, le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, a appelé à une gestion rigoureuse et transparente des ressources, affirmant que l’objectif est de garantir que chaque ménage éligible perçoive l’intégralité des montants prévus.
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