Antananarivo, 10 Août, 6h35 – Le récépissé relatif à l’élection des nouveaux dirigeants de l’Eglise Jesosy Mamonjy n’est pas suspendu. Le Conseil d’Etat a rejeté la demande de sursis à exécution du document délivré par la préfecture. Le pasteur Raymond Randrianatoandro reste donc le président officiellement reconnu du Conseil d’administration de l’Eglise Mamonjy jusqu’à ce que la Cour statue sur la requête en annulation déposée par ceux qui contestent son élection.
Une source auprès du commissariat général de la loi près le Conseil d’Etat explique que la demande a été rejetée pour préserver l’ordre public. « Une telle décision risque de faire empirer les choses et d’amplifier le désordre au sein de l’église », indique-t-elle, jointe au téléphone.
Pour ce qui est de la requête en annulation de la décision du préfet, le conseil d’Etat statuera un autre jour souligne notre interlocuteur. « Les deux parties doivent encore échanger les mémoires défense avant de revenir devant la cour » précise-t-il. L’Etat représenté par la direction de la législation et des contentieux au niveau du Bureau du Premier ministre doit également aussi se défendre, poursuit-il.
Dans la pratique, les cultes au temple d’Ankorondrano devraient pouvoir reprendre après avoir été une nouvelle fois suspendus dimanche dernier. La préfecture autorise la tenue d’assemblées des fidèles à condition que celles-ci se déroulent sans incidents ni affrontements. Dans le cas contraire, et « en cas de troubles à l’ordre public, les forces de l’ordre seraient obligées d’intervenir et d’interpeller les fauteurs de troubles », avait soutenu le général Angelo Ravelonarivo, joint au téléphone lundi. Celui-ci avait aussi soulevé qu’aucune autre élection ne devrait avoir lieu au sein de l’Eglise tant que l’actuel conflit n’est pas réglé devant la justice.














