SEOUL, 9 décembre (Xinhua) — Le ministère de la Justice de la République de Corée a imposé lundi une interdiction de voyager au président Yoon Suk-yeol, a rapporté l’agence de presse Yonhap. C’est la première fois qu’un président sud-coréen en exercice se voit interdit de quitter le pays.
Cette mesure sans précédent a été prise à la demande du Bureau d’enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires. Celui-ci a demandé cette restriction dans le cadre de son enquête sur l’imposition abrupte de la loi martiale par Yoon Suk-yeol la semaine dernière.
Le bureau, qui enquête sur les hauts fonctionnaires, est l’un des nombreux organes chargés de l’application de la loi, avec les procureurs et la police, qui enquêtent sur les allégations d’insurrection et d’abus de pouvoir liées au rôle de Yoon Suk-yeol dans l’instauration de la loi martiale.
Des interdictions de voyager à l’étranger ont déjà été imposées à quatre autres personnalités impliquées dans les troubles liés à la loi martiale, dont deux hauts gradés de l’armée et l’ancien ministre de l’Intérieur.
Plus tôt dans la journée, le Parti démocrate de Corée, principal parti d’opposition, avait présenté des propositions de loi visant à enquêter sur les accusations d’insurrection présumée de Yoon Suk-yeol et sur le scandale impliquant son épouse.
Le Parti démocrate a proposé de nommer des conseillers spéciaux pour enquêter sur la proclamation de la loi martiale par Yoon Suk-yeol et sur diverses allégations liées à la première dame Kim Keon-hee.
Par ailleurs, le porte-parole du ministère de la Défense, Jeon Ha-kyu, a déclaré lundi que le contrôle des forces militaires du pays incombait actuellement au président Yoon en tant que commandant en chef, lorsqu’on lui a demandé si un suspect dans une affaire d’insurrection pouvait détenir de tels pouvoirs.
Textes et photo d’illustration : Xinhua
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