Antananarivo, 17 Février, 7h58 – Les secteurs de l’agriculture et de l’élevage ont aussi payé un lourd tribut du passage des systèmes Ana et Batsirai. « Plus de 176.818 ha de superficies ont été endommagées » par les deux cataclysmes naturels, annonce le président de la République Andry Rajoelina durant son discours lors du 45ème Conseil des gouverneurs du Fonds international pour le développement agricole (Fida), mardi. Il parle d’un « lourd bilan laissé par les cyclones qui cause davantage de difficultés pour les paysans et le pays ».
Dans son allocution, le chef d’Etat plaide alors pour une « adaptation des sociétés rurales aux risques climatiques » et pour des « stratégies d’amélioration de performances agricoles qui tiennent compte des risques engendrés par le changement climatique ». Il estime que c’est « l’une des clés pour relever les défis du développement ». Mettant l’accent sur « les pays de la zone océan Indien qui sont particulièrement exposés aux cataclysmes naturels », Andry Rajoelina rappelle que « la fréquence et la puissance de ces phénomènes météorologiques tendent à augmenter d’année en année, mettant en péril les populations et leurs exploitations agricoles ».
La résilience climatique est l’un des points principaux évoqués au cours de la 45ème session du Conseil des gouverneurs du Fida qui s’est tenue par visio-conférence mardi. Le thème de la réunion était d’ailleurs axé sur la « mobilisation de l’innovation et de la finance pour garantir une relance porteuse d’inclusion et de résilience climatique ».
Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage















