Antananarivo, 16 Mai, 6h35 – De gros chantiers en perspective. L’indice d’accessibilité rurale à Madagascar n’est que de 11,7%. Il s’agit du taux le plus faible du monde, souligne le spécialiste principal des transports de la Banque mondiale, Ziad Nakat.
Cet indice est mesuré sur la base de la part de la population rurale qui vit à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison. Cela signifie que 17 millions d’habitants ruraux malgaches ne sont pas connectés, poursuit Ziad Nakat dans une récente publication qu’il a partagée sur le blog Nasikiliza de la Banque mondiale.
Dans son exposé, le spécialiste sénior soutient que « les réseaux routiers de Madagascar figurent parmi les moins développés au monde ». Il parle d’une « densité routière [qui] n’est que de 5,4 km par 100km2, et la plupart de ces routes nationales et locales sont en terre battue et en mauvais état ».
Le secteur des routes et des transports est défini comme une priorité essentielle pour l’Etat malgache et ses partenaires. En 2019, le Projet d’appui à la connectivité des transports a été approuvé pour permettre la réhabilitation de 148 km sur les routes nationales RN44 et RN12A et 500 km de routes locales à proximité des ces deux routes.
La Banque mondiale rappelle par ailleurs que son portefeuille pour les routes et les transports s’élèvent à 740 millions de dollars. Il y a le Projet de connectivité pour l’amélioration des moyens de subsistance en milieu rural financé à hauteur de 140 millions de dollars, le Projet de durabilité du secteur routier de 200 millions de dollars et le Projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, approuvé en mars 2022 et financé à hauteur de 400 millions de dollars.














