La course à la succession du Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer est ouverte. Elle pourrait finalement opposer trois candidats, Andy Burnham, favori déclaré, pouvant faire face à la concurrence d’Al Carns et de Darren Jones, dont les noms circulent avec insistance dans les médias britanniques.
Seul candidat officiellement en lice à ce stade, Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, bénéficie déjà du retrait d’un concurrent potentiel, l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting, qui lui a apporté son soutien lundi. En l’absence d’autre candidature, il pourrait prendre les rênes du gouvernement dès le 17 juillet, à l’issue de la période de dépôt des candidatures prévue du 9 au 16 juillet.
Mais deux autres personnalités travaillistes entretiennent le suspense. Ancien secrétaire d’Etat aux Forces armées, Al Carns, qui avait quitté le gouvernement le 11 juin en dénonçant un manque de moyens accordés à la défense, a indiqué mardi vouloir d’abord connaître la “vision” d’Andy Burnham avant de se prononcer sur une éventuelle candidature. “Nous verrons où cela nous mène”, a-t-il déclaré lors d’un événement à Londres.
De son côté, Darren Jones, proche allié de Keir Starmer et l’un des principaux membres du cabinet, est encouragé à se présenter par certains députés travaillistes. Selon un proche cité par les médias britanniques, il garde “toutes les options ouvertes” dans l’attente des propositions détaillées d’Andy Burnham, notamment sur les questions économiques. Une candidature reste toutefois jugée “très improbable”.
Keir Starmer a annoncé lundi sa démission après avoir perdu le soutien de son parti. Son porte-parole a affirmé mardi que le chef du gouvernement souhaitait “une transition en douceur” et qu’il mettrait tout en œuvre pour faciliter la prise de fonctions de son successeur.
L’éventuelle entrée en lice de plusieurs candidats pourrait ouvrir une compétition interne au sein du Parti travailliste. Si certains élus redoutent qu’une telle bataille accentue les divisions, d’autres estiment qu’un scrutin renforcerait la légitimité du futur Premier ministre. Pour pouvoir concourir, tout candidat devra obtenir le soutien d’au moins 81 députés travaillistes sur les 403 que compte actuellement le groupe parlementaire.
Avec AFP















