Antananarivo, 9 Février, 11h37 – Le Service de renseignement financier (Samifin) au rapport. Celui-ci indique avoir détecté un flux financier illicite de 3 340 milliards ariary. A en croire le document, 35,6% de ces mouvements financiers illicites sont issus de fraudes fiscales. 30% sont issues de ce qu’on appelle la remise libre. “La remise libre c’est quand l’argent est envoyé à l’étranger pour de l’importation mais ne revient jamais. Il n’y a ni rapatriement de devise ni de marchandise” explique Mamitiana Rajaonarison, directeur général du Samifin, lors de la présentation du rapport d’activités de son service jeudi.
Ce chiffre est en hausse par rapport à 2022 où le montant détecté s’élevait à 2 390 milliards, précise encore le rapport. Mais malgré l’importance des flux financiers illicites, la Samifin indique que “les véritables bénéficiaires ne sont pas encore identifiés”. La raison est que “les transactions se font via des sociétés écrans”.
Par ailleurs, Mamitiana Rajaonarison indique que , les flux détectés actuellement ne sont encore qu’une petite partie de ce qui en est réellement. A l’entendre, beaucoup de services ne sont pas encore supervisés, notamment “ les casinos, les experts-comptables, les agences immobilières, les avocats”. Les flux détectés vont ainsi encore augmenter, à en croire le patron de la Samifin.
En 2024, la Samifin va ainsi “intensifier la supervision et mettre en place une stratégie spéciale pour lutter contre les fraudes fiscales, la remise libre”, souligne son directeur général. Il prévoit également la mise en place d’un “registre spécial des bénéficiaires effectifs”. Suite aux actions du Samifin, la direction générale des impôts a pu engranger 93,6 millions d’ariary en redressement fiscal et 37,5 millions d’ariary d’amende.














