Antananarivo, 21 Février, 21h30 – “C’est une mentalité exécrable. Ce sont des mauvaises herbes dont il faut se débarrasser. Restons avec les semences et les graines que nous avons plantées”. Le président de la République, Andry Rajoelina, n’a pas caché son irritation face à “certains individus, des opposants” qui, selon lui, “ont dénigré le candidat de Madagascar” à la présidence de la Commission de l’Union africaine. “C’est ce genre de mentalité, destructeur pour les Malgaches, qui bloque notre pays”, déplore-t-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration d’une partie des nouvelles maisons construites par l’Etat à Soa Iadanana.
A en croire le président de la République, une campagne de dénigrement aurait été menée par des Malgaches eux-mêmes durant la période de campagne électorale auprès des présidents africains. “C’est une honte”, insiste-t-il, soulignant que “pour les autres, quand l’honneur du pays est en jeu, tout le monde se mobilise derrière le candidat, comme c’est le cas durant les compétitions sportives”. Or, le chef de l’Etat indique que sur la Grande Ile, même quand les Barea jouent contre les Comores, certains prient pour que Madagascar perde, comme ça, le président est déshonoré”.
Le président de la République est d’autant plus remonté contre les détracteurs du candidat malgache que l’enjeu était important. “Le président de la Commission de l’Union africaine aurait vraiment dirigé le continent africain”, explique-t-il. Il rappelle que c’est la première fois en 60 ans que Madagascar présente un candidat à ce poste.
Pour Andry Rajoelina, “si une chose doit être changée à Madagascar, c’est la mentalité”. Il estime que “si la mentalité ne change pas, surtout celle des hommes politiques, il n’y aura pas de développement”. Il invite la population à “ne pas railler ou rabaisser les dirigeants”. “Ceux qui critiquent se font du mal à eux-mêmes et n’auront pas une meilleure vie”, souligne-t-il.
Lors de l’élection à la présidence de l’Union africaine, Madagascar a présenté la candidature de l’ancien ministre des Affaires étrangères, ainsi que de l’Economie et des finances, Richard Randriamandrato. Celui-ci s’est retiré après le troisième tour après avoir obtenu 10, puis sept puis cinq voix, durant les trois tours de scrutin. La ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata avait expliqué la performance du candidat malgache, entre autres, par le retard pris dans le lancement de sa campagne.
Photo : Présidence de la République














