Quand une femme est victime de fuites urinaires et/ou fécales, parce que ses parties intimes sont atteintes d’une lésion survenue au moment de l’accouchement, elle sort rarement de chez elle et se cache de la société. Au-delà des odeurs qu’elle entraîne dans son sillage, le regard des autres lui pèse souvent, et elle hésite souvent à consulter. Cette honte rend pourtant souvent difficile le traitement de cette lésion, qui n’est pas une maladie, selon les spécialistes. Pour trouver les femmes atteintes de fistule obstétricale à traiter, les associations et les ONG comme Operation Fistula doivent aller jusque dans les villages les plus reculés. Les explications de Michael Chauveau, directeur pays de l’ONG Operation Fistula à Madagascar.














