Le ministère de la Santé publique confirme officiellement des cas de décès liés à la peste. Il tente de mettre en avant un « plan d’attaque » pour faire face à toute éventuelle épidémie.
Deux décès et six cas suspects traités. C’est le bilan publié par le ministère de la Santé publique durant la période du 1er août au 13 septembre. Selon Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la Santé au sein du ministère de la Santé publique, le premier cas de décès, lié à la peste bubonique, a été confirmé à Ankazobe le 29 août tandis que le second a été identifié à Ambalavao le 8 septembre. Ce dernier cas de décès est estimé être dû à la peste pulmonaire.
Six autres cas ont été signalés, puis traités, selon le ministère de la Santé publique. Ceux-ci avaient été identifiés à Ambositra, à Fandriana ou encore à Ambatofinandrahina. Les autorités réfutent pourtant d’autres cas suspects considérés comme « non-confirmés » par l’équipe du ministère de la Santé publique.
Manitra Rakotoarivony évoque la recrudescence des feux de brousse, comme c’est le cas à Ankazobe, pour expliquer les nouveaux cas de peste. Des feux de brousse qui provoquent la fuite des rats, porteurs des puces pouvant transmettre la maladie à l’homme. Il rappelle également le cas de l’insalubrité.
Le ministère de la Santé publique essaie de rassurer l’opinion sur l’existence d’un « plan d’attaque » pour contrer la peste. C’est, entre autres, le cas du renforcement de la surveillance ou encore la rapidité du traitement des personnes en contact avec les malades. L’éloignement des centres de santé pour certains villages a été avancé comme cause du décès communautaire d’Ankazobe. « Cette personne est décédée au sein de sa communauté et non traitée au niveau d’un centre de santé », précise Manitra Rakotoarivony, réitérant que la peste peut-être traité « si elle est détectée à temps ».
A l’heure actuelle, un« quartier général », centre de pilotage de la lutte contre les épidémies comme la peste, reste en éveil pour suivre l’évolution de la situation. D’autres mesures préventives sont déjà prévues, comme la sensibilisation.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), se rapportant aux chiffres fournis par le ministère de la Santé, avait fait état de 2348 cas confirmés, probables ou suspects, dont 202 mortels en 2017.
Des initiatives sont également prises comme au niveau du secteur des transports pour éviter la propagation de la maladie. Mais la procédure d’identification des voyageurs, avec leurs contacts, passe mal, comme c’est le cas au stationnement d’Ambodivona. Ces derniers rechignent à fournir leurs adresses et leurs numéros de téléphone, pourtant nécessaire pour l’investigation en cas de cas suspect.
L’année dernière, la peste avait fait des ravages à Madagascar. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), se rapportant aux chiffres fournis par le ministère de la Santé, avait fait état de 2348 cas confirmés, probables ou suspects, dont 202 mortels en 2017. Les autorités avaient fait état de 1791 cas de peste pulmonaire dont 22% de cas confirmés et 34% de cas probables.














