Antananarivo, 25 Février, 16h35 – Non au charlatanisme. Les professionnels de santé haussent le ton face aux charlatans qui pullulent dans chaque coin de la rue. « La médecine nécessite des années d’études et des expériences. Ce n’est pas en trois mois qu’on arrivera à distinguer une simple toux de la tuberculose. », souligne Dr Eric Andrianasolo, président de l’ordre national des médecins à Madagascar. Il fait référence surtout à l’existence d’une formation de courte durée largement partagée sur les réseaux sociaux aux métiers de guérisseur traditionnel ou tradipraticien.
Cette situation a alerté les professionnels de la santé. « Qui a donné l’autorisation d’ouverture de ce centre de formation ? », s’interroge l’ordre national des pharmaciens dans un communiqué. « La situation est devenue inquiétante. Certains osent même à faire des campagnes publicitaires dans les médias », ajoute le communiqué. Cette pratique est pourtant bannie par le code de la santé. Les pharmaciens dénoncent ainsi ces pratiques inacceptables qui nuisent à la santé publique. Ils interpellent les autorités à « appliquer la loi directement et à ne plus se contenter de rappeler les règlements face à ses pratiques illégales ».
Les professionnels de santé assurent cependant ne pas rejeter tous les guérisseurs traditionnels. « Nous acceptons les tradipraticiens, membres de l’association nationale des tradipraticiens de Madagascar. Ils ont de l’expérience et sont reconnus par le ministère de la santé publique. », poursuit le Dr Eric Andrianasolo. A Madagascar, le titre de tradipraticien est reconnu par le code de la Santé. La reconnaissance est acquise sur décision du ministère de la Santé publique sur proposition du conseil national de médecine traditionnelle.














