Une avancée significative pour la santé publique. Le budget alloué à la vaccination connaît une hausse notable, passant de 3 milliards d’ariary en 2025 à 23 milliards cette année, comme indiqué dans la Loi de Finances Initiale 2026. Les organisations de la société civile saluent cette progression.
“Cette hausse du financement alloué à la vaccination constitue un résultat concret de nos plaidoyers, menés ces trois dernières années”, se réjouit Miarosata Rakotonirina, assistant du programme de plaidoyer pour la vaccination au sein du Consortium composé de la plateforme Hina, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes ainsi que NosyW, qui a mené des années de plaidoyer pour ce faire. Cette avancée résulte d’une collaboration entre les organisations de la société civile et les parlementaires engagés dans la promotion de la santé, y compris la vaccination, confie-t-il.
Malgré cette bonne note donnée par les organisations de la société civile, les défis persistent. Le retrait annoncé de certains bailleurs de fonds, notamment des États-Unis lors du Sommet de Gavi en juin 2025, fragilise l’équilibre du financement. “Cela crée des défis opérationnels qui nécessitent d’identifier des solutions de compensation”, avertit-il.
Les indemnités des agents communautaires mobilisés durant les activités de recouvrement sur terrain sont le plus touchées. Des efforts restent ainsi à déployer pour augmenter le budget et améliorer l’utilisation des ressources disponibles, afin de maintenir les acquis de ces dernières années.
En outre, la question de la sécurisation du budget reste également essentielle. Les retards accusés dans le déblocage des fonds, observés notamment en 2023 et 2025, ont impacté sur les commandes de vaccins. “Le budget a été révisé à la hausse, mais l’arbitrage budgétaire reste un défi majeur”, précise Miarosata Rakotonirina.
Pour sa part, le Coordinateur national du Global Health Advocacy Inclubator (GHAI), Dr Eli Ramamonjisoa, reconnaît que le budget alloué à la santé et à la vaccination reste encore faible à Madagascar. “Seulement 5,4 % du budget général de l’État est alloué au ministère de la Santé publique. Pourtant, il s’agit d’un investissement économique stratégique puisqu’une population en bonne santé est plus productive”, s’exprime-t-il.
Face à ces enjeux, le renforcement du financement national et la sécurisation durable des ressources apparaissent comme des priorités pour garantir la continuité et l’efficacité des programmes de vaccination.














