Antananarivo, 5 Mars, 16h30 – La drogue dure une urgence. Devant le stand de l’Office national de la lutte antitabac (Ofnalat), le président de la République Andry Rajoelina a déclaré l’urgence de la lutte contre la recrudescence des drogues dures dans l’île. « Il y a un phénomène à voir de toute urgence », déclare-t-il au ministre de la Santé publique devant l’assistance. « Le phénomène de drogue dure se répand, met en difficulté et tue beaucoup de nos jeunes », alerte-t-il alors qu’il visite la caravane médicale actuellement à Antananarivo.
Devant ce fléau de la drogue dans la Grande Île, Andry Rajoelina évoque dans son allocution un trafic ayant pour origine les îles voisines. Il insiste sur des actions à mener surtout dans le Nord de Madagascar avec Antsiranana et Nosy Be, mais aussi à Antananarivo, considéré, comme centre névralgique de cette plaie qui nuit fortement à la jeunesse malgache. Il appelle alors l’Ofnalat à se préparer pour mener cette lutte.
Madagascar a déjà été identifié comme étant une plaque tournante du trafic de drogue dans le rapport de l’ONG Global initiative against transnational organized crime en 2021, dans le rapport Marées changeantes : l’évolution du commerce illicite des drogues dans l’océan Indien occidental et leur évolution ces dernières années dans cette zone située entre l’Afrique et l’Asie. Selon ce même rapport, avec Maurice et Seychelles, Madagascar est l’un des plus gros consommateurs d’héroïne de l’océan Indien.














