Antananarivo, 24 Janvier, 16h12 – Le ministère de la Santé publique redouble de vigilance. Outre la crainte de la propagation de la Covid-19 au niveau des centres d’hébergement des sinistrés, d’autres maladies comme la diarrhée et la grippe sont également à craindre. « En général, les patients qui viennent pour les consultations ont la diarrhée », indique le Dr Lalie Raharimamonjy, directeur régional de la Santé publique dans l’Analamanga, durant une visite au niveau d’un site d’hébergement à Soavimasoandro.
En plus de la diarrhée, les médecins au niveau de ces centres témoignent également que la grippe fait partie des maladies fréquemment diagnostiquées au niveau des sites dont ils ont la charge. Des cas de malnutrition aiguë modérée sont également détectés, comme cela a été le cas au site d’hébergement de Mahamasina par l’équipe de l’Office national de nutrition. Celle-ci a signalé 21 cas sur 628 dépistages effectués dimanche.
Face à cette situation, le ministère de la Santé publique affirme redoubler de vigilance en renforçant les sensibilisations sur la propreté et l’hygiène au niveau de ces centres d’hébergement. « Nous incitons les gens à se laver fréquemment les mains avec du savon, à utiliser les blocs sanitaires et à jeter les ordures dans les endroits appropriés », indique encore le directeur régional de la Santé pour Analamanga. Elle évoque également la vaccination des enfants en bas âge pour les protéger contre toutes ces maladies.
Les enfants touchés par la malnutrition aiguë modérée sont, pour leur part, immédiatement pris en charge sur le site, et un support alimentaire spécial leur est fourni, explique Harijaona Ravelonarivo, responsable de l’ONN affecté au site de Mahamasina. En cas de malnutrition aiguë sévère, le patient est transféré auprès d’un centre de santé de base pour être pris en charge, souligne notre interlocuteur. De la farine améliorée Koba Fenosoa produite par Agrikoba est distribuée aux mères et aux enfants qui se font dépister de la malnutrition.














