Antananarivo, 31 Janvier, 10h20 – L’heure est grave au sein de l’Aviation civile de Madagascar (ACM). Son staff dirigeant a rencontré la presse lundi dans ses locaux pour exposer ses craintes sur l’avenir du secteur aérien à Madagascar. Jusqu’ici, et depuis le mois d’août, l’organe régulateur du ciel malgache ne dispose pas de conseil d’administration. Cette situation bloque son bon fonctionnement et pourrait avoir des conséquences importantes sur le ciel malgache.
La question financière est la plus impactée directement par cette absence du conseil d’administration. Il lui est impossible, selon les explications de ses dirigeants, d’engager des dépenses de fonctionnement comme le salaire du personnel ou encore la formation des inspecteurs. “Je n’ai même pas le droit de décaisser un ariary”, fait savoir Gérard Rabetokotany, directeur général remplaçant de l’ACM face à la presse lundi. « Nous avons déjà bouclé le budget 2023 mais il n’y a personne pour le voter. Ce rôle relève du conseil d’administration », explique-t-il.
Cet établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) fonctionne sous perfusion jusqu’en décembre 2022 avec le budget primitif validé l’an dernier. Ce qui lui a encore permis encore d’assurer ses principales missions de veiller et d’assurer la sûreté et la sécurité de tous les aéronefs qui naviguent dans l’espace aérien qui lui a été confié.
Après l’expiration du mandat des membres du conseil d’administration au mois d’août dernier, aucune nouvelle nomination n’a été effectuée jusqu’ici. Les activités de l’Aviation civile de Madagascar se retrouvent limitées. « Certes, cela ne nous empêche pas de travailler mais notre champ d’action est très limité. Toutes les actions entreprises par la direction générale doivent avoir reçu l’aval du conseil d’administration”, avance le directeur général remplaçant.
Le sort de l’ACM est donc suspendu à la nomination des nouveaux membres du conseil d’administration. Les responsables craignent une éventuelle conséquence négative sur le ciel malgache au cas où l’organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) constate des défaillances pouvant nuire à la sécurité aérienne. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas.














