Antananarivo, 3 août, 14h15 – Une lacune à combler. Les projets à impact social ou environnemental ne bénéficient pas d’un accompagnement financier suffisant. Le manque de mécanismes adaptés à leur financement a été l’un des points soulevés lors d’une rencontre entre la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et les acteurs économiques de la Grande Île, la semaine dernière.
La Banque africaine de développement (BAD) fait partie des institutions qui se sont penchées sur cette problématique, en mettant l’accent sur l’accès au financement des entrepreneurs du secteur des énergies renouvelables à Madagascar. Elle avait notamment mis en lumière la perception des banques commerciales, qui considèrent les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme risqués, les poussant à privilégier les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau.
Les projets à impact social ou environnemental sont pourtant reconnus comme des “initiatives souvent porteuses d’innovation et d’utilité publique”, comme cela a été souligné lors de la récente rencontre entre la CSBF et les acteurs économiques du pays. La promotion de la finance durable, notamment pour les projets d’énergie verte, figure ainsi parmi les pistes de solution à concrétiser.
D’autres obstacles à l’accès au financement ont également été évoqués. La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) cite notamment la difficulté à répondre aux exigences de garantie, le coût élevé du crédit, le manque de transparence des conditions bancaires, ou encore l’insuffisance de financements à moyen et long terme pour les projets d’investissement.
Face à ces constats, la CSBF s’est engagée à soutenir les mécanismes de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Elle annonce aussi la poursuite des réformes du secteur financier, le développement d’un marché des capitaux et le renforcement de l’encadrement des services financiers digitaux pour mieux protéger les usagers. Les institutions financières ont, de leur côté, exprimé leur volonté de renforcer le financement du secteur privé et de promouvoir l’inclusion financière, selon la BFM.














