Antananarivo, 28 Mars, 8h20 – “Contrairement à ce qui est avancé sur les réseaux sociaux”. “Nous démentons”. “Il est faux de dire”. “Nous précisons que ce n’est pas le cas”. La porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et de la culture, Donna Volamiranty Mara, met le point sur le i dans le projet Base Toliara.
Dans un communiqué de deux pages, elle rappelle toutes les mesures qui sont annoncées par la compagnie minière afin de répondre aux inquiétudes exprimées sur la mise en oeuvre du projet. Elle indique alors que “le gouvernement condamne la diffusion de fausses nouvelles et de rumeurs sur le projet Base Toliara pour amener la population à se rebeller et pour causer des troubles”.
Pour la porte-parole du gouvernement, “la diffusion de fausses nouvelles et la désinformation qui visent à amener la population à se rebeller et à causer des troubles” sont considérées comme des actions de perturbation. Elle indique alors que “le gouvernement prend des mesures contre ces velléités de semer des troubles”.
La déclaration de Donna Volamiranty Mara intervient après la tenue d’une manifestation de contestation du projet d’extraction minière de Base Toliara le dimanche 23 mars dernier. La dispersion de cette manifestation par les forces de l’ordre a causé trois blessés dans les rangs des manifestants, selon le collectif Tany, mais aussi dans les rangs des forces de l’ordre, selon le préfet de Toliara. L’ONG Tany dénonce même l’arrestation le mardi 25 mars de l’un des meneurs du mouvement dont elle réclame la libération.
Mercredi, l’Organe mixte de conception (OMC) de la région Atsimo Andrefana s’est réuni à Toliara sous la houlette du préfet Aubin Thierry Ratovelo. Celui-ci avait mis en garde les individus qui tenteraient de créer des troubles de la localité et avait annoncé la prise de dispositions nécessaires contre ceux qui enfreindraient la loi. Il avait notamment évoqué les manifestations sans autorisation préalable.
Les opposants au projet de Base Toliara, de leur côté, justifient leur manifestation en évoquant l’égalité des citoyens. “Si les partisans de cette compagnie pouvaient organiser des rassemblements, les opposants de ce projet devraient également bénéficier de ce droit”, estiment-ils. “Tous les groupes doivent avoir le droit de manifester”, poursuivent-ils.
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