Enième plaidoyer. Le secteur minier malgache appelle à un environnement juridique, réglementaire, fiscal et social stable afin de garantir la viabilité des investissements et le développement durable de l’industrie extractive dans le pays. Pour les entreprises du secteur, cette stabilité constitue une condition essentielle pour maintenir leur compétitivité et poursuivre leurs projets à long terme.
“QMM et le secteur minier doivent pouvoir s’appuyer sur de la stabilité réglementaire, fiscale et sociale pour ancrer durablement leurs investissements et garantir une performance opérationnelle pour être profitable”, souligne, entre autres, Rio Tinto QMM. “Pour continuer à fonctionner sereinement, nous avons besoin de stabilité dans notre cadre juridique, notamment la convention d’établissement et l’accord fiscal renouvelé en 2023”, poursuit Isabelle Wabete, directrice générale de QMM, lors d’une rencontre avec la presse.
Evoquant sa participation active dans les réformes engagées, la compagnie rappelle que si elle a bénéficié d’une convention d’établissement, c’est parce que “à l’époque où la décision d’investissement a été prise, Madagascar ne disposait pas encore de cadre réglementaire pour un investissement minier de cette taille”. Sahondra Rabenarivo, directrice des relations externes et d’entreprises de la compagnie, souligne, par ailleurs, que “la convention d’établissement de Rio Tinto est pratiquement la même que la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM)”. “Certaines dispositions négociées pour QMM ont ensuite été généralisées à travers la LGIM”, précise-t-elle.
La Chambre des mines, qui se félicite des “efforts conséquents engagés au cours de ces derniers mois” appelle, de son côté, à “préserver la dynamique de réforme engagée” et à “garantir la continuité des actions actuellement menées au sein de l’administration minière”. L’objectif, indique-t-elle dans un communiqué publié la semaine dernière, est “de consolider les avancées obtenues et d’assurer une mise en œuvre rapide et efficace des réformes en cours, tout en évitant toute rupture susceptible de ralentir les progrès réalisés”.














