Antananarivo, 25 Mai, 11h05 – Un paramètre déterminant. “Ce que les investisseurs cherchent, c’est la stabilité”, affirme jeudi Simon Wall, directeur exécutif en charge des affaires extérieures chez Base Resources. Il répond à une question sur les raisons ayant poussé la compagnie, promotrice du projet Base Toliara, à demander une certification d’éligibilité en vertu de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM).
Base Resources avait déjà exprimé, dans l’un de ses rapports d’activité de l’an dernier, son souhait d’être éligible à la LGIM. L’objectif est de “faire en sorte que le régime fiscal convenu et la législation malgache en vigueur, tels que complétés et clarifiés par l’accord d’investissement, soient notamment stabilisés pendant la durée de la certification”, avait-elle précisé dans ce document.
La LGIM est actuellement en cours de révision. Les dispositions fiscales sont déjà, par ailleurs, incluses dans la loi de finances de 2025. Néanmoins, la version en vigueur a déjà instauré un régime juridique, fiscal, douanier et de change, pensé pour être attractif et spécifique, afin d’accompagner à long terme les projets miniers de très grande envergure.
“Une fois cette révision engagée, nous verrons les termes et conditions proposés. En tout cas, c’est un outil grâce auquel Madagascar pourra garantir la stabilité et la prévisibilité nécessaires à des projets comme Base Toliara”, explique Simon Wall. “Nous cherchons à comprendre les conditions dans lesquelles les accords actuels soutiendront le projet à l’avenir”, a-t-il poursuivi.
La révision de la LGIM, en cours de processus, avait déjà été recommandée par les partenaires de Madagascar, comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Elle figure notamment parmi les actions préalables que le gouvernement doit entreprendre dans le cadre de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour Madagascar. Le FMI a également estimé que cette loi, qui établit un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devrait être révisée conformément au nouveau Code minier.














