Antananarivo, 31 Mai, 15h17 – La discussion change d’étage. Après avoir fait l’objet d’âpres discussions depuis plusieurs mois entre les opérateurs pétroliers et l’équipe du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), le sujet brûlant du carburant a été discuté à Mahazoarivo ce mardi. Sur la table des discussions, le Premier ministre Christian Ntsay, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Andry Ramaroson, le ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, le directeur général par intérim de la Jirama Rivo Radanielina ou encore le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) Olivier Jean-Baptiste ont représenté l’administration. Ils étaient face aux membres du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) mais également des représentants des partenaires techniques et financiers, d’après ce qu’a communiqué la cellule communication du bureau du Premier ministre.
Le ministre Andry Ramaroson a déjà annoncé que les calculs qui résultaient des réunions avec le GPM seront présentés en Conseil du gouvernement et en Conseil des ministres cette semaine. « Les différents scénarios, les impacts de la hausse des prix des carburants sur les différents secteurs et la caisse de l’Etat seront présentés. Nous allons nous convenir ensemble sur les décisions à prendre concernant le taux de la hausse à appliquer, le moment de son application ainsi que les mesures d’accompagnement », avait-il indiqué.
Le sujet était déjà abordé entre le ministre en charge des Hydrocarbures et l’équipe du Fonds monétaire international qui est actuellement en mission à Madagascar, dans le cadre de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) la semaine dernière. Les discussions se poursuivront prochainement avec le président de la République, Andry Rajoelina, d’après ce que le ministre a annoncé.
Dans le cadre de la FEC, l’Etat malgache s’est engagé à maintenir le passif du gouvernement envers les distributeurs de pétrole en dessous de 100 milliards d’ariary sans compensation budgétaire directe. Parmi ses engagements avant le second semestre de cette année figure également l’établissement d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix, après consultation des distributeurs pétroliers, afin de réduire l’écart entre le prix de référence calculé et les prix à la pompe. Le gouvernement s’est également engagé à formuler des politiques pour atténuer l’impact de l’ajustement du prix du carburant sur les populations vulnérables.
Dans tous les cas, la hausse des prix des carburants est déjà irréversible. Le ministre Andry Ramaroson avait indiqué préférer que la hausse intervienne avant le 1er Juillet. Mais il faut pour cela que la nouvelle structure des prix établie sur la base des résultats de l’audit soit adoptée en Conseil des ministres.
Photo : Bureau du Premier ministre














