Antananarivo, 10 Mai, 14h35 – Cinq individus de la communauté zazafotsy ont perdu la vie dans le district d’Ambato Boeny mardi. Trois décès sont si survenus dans la commune de Manerinerina, tandis que les deux autres sont arrivés à Anjiajia.
Tout était parti d’un affrontement entre la police communale de Manerinerina, dans le district d’Ambato-Boeny, et de deux individus, lundi. « Deux individus ont affiché des comportements suspects pendant que la police communale était en train d’effectuer son rassemblement hebdomadaire. Le maire de la commune a ensuite demandé aux éléments de la police de les identifier. Un individu a pu s’échapper et a fait appel à d’autres individus », détaille le chef d’escadron Nalisoa Andry Nantenaina, Commandant compagnie Ambato-Boeny.
La police communale n’ayant pas pu maîtriser la situation, le maire a contacté les éléments de la gendarmerie d’Ambondromamy. « Les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux avec son équipe. Un élément de la gendarmerie a été blessé et trois individus appartenant à la communauté zazafotsy ont perdu la vie dans les affrontements », rapporte cet officier de la gendarmerie.
« Après l’affrontement à Manerinerina, les zazafotsy d’Anjiajia ont voulu attaquer la caserne de la gendarmerie dans cette commune. Deux zazafotsy ont été tués à Anjiajia. », enchaine le chef d’escadron Nalisoa Andry Nantenaina. Il ajoute que le calme est revenu. Il précise également que les éléments de la gendarmerie sont déjà mobilisés pour chercher les leaders ainsi que les entraineurs de ces « zazafotsy »
A en croire la gendarmerie, les « zazafotsy » sont des membres d’une « milice » éparpillée dans toutes les communes du district d’Ambato-Boeny. Ils sont entraînés et payés par des privés. Des enfants, des femmes et des hommes appartiennent à cette communauté.
Photo d’illustration Google Inc.














