Antananarivo, 5 Avril, 8h25 – Le dossier concernant les poursuites judiciaires des haut responsables de la Jirama connaît un nouveau rebondissement. Le Bianco vient de lancer mardi en fin de soirée trois avis de recherche. Deux anciens directeurs généraux et un ancien cadre de la société d’État figurent dans cette liste.
Si l’on en croit les motifs évoqués dans le document, il s’agit de l’exécution d’un mandat d’amener émis par le pôle anti corruption d’Antananarivo en janvier 2023 pour les deux anciens directeurs généraux de la Jirama et d’un mandat d’arrêt émis par la même juridiction en Décembre 2020 pour le troisième individu recherché.
Ces anciens responsables sont dans le collimateur de la justice depuis quelques mois déjà. Des dossiers relatifs à une affaire de détournement de deniers publics, de favoritisme qui se sont traduits par l’octroi de prime de performance à de nombreux employés de la Jirama les attendent toujours aux 67 ha au sein de la juridiction anti-corruption. L’avis de recherche pourrait donc avoir un lien avec cette affaire.
Fin novembre 2022, 40 employés, responsables et hauts responsables de la Jirama ont été entendus devant le parquet du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Ils ont été, entre autres, accusés de détournement de deniers publics ou encore de favoritisme pour avoir octroyé et/ou bénéficié des primes de performance.
A l’issue de l’audition fleuve, trois anciens directeurs ont été placés sous mandat de dépôt tandis que les 37 autres ont pu rentrer chez eux. Parmi ces derniers, beaucoup ont été placés sous contrôle judiciaire. Des individus qui sont soupçonnés dans cette affaire ne se sont pas présentés devant cette juridiction. Dans cette liste figurent les deux anciens directeurs généraux de la compagnie. Des mandats d’amener ont ainsi été émis contre eux.
Concernant le troisième individu recherché, il fait partie des personnes inculpées dans une affaire jugée devant le pôle anti -corruption d’Antananarivo le 21 Décembre 2020. Plusieurs responsables de la Jirama ont été traduits devant la justice à cette époque. Ils sont accusés de blanchiment de capitaux et de favoritisme, faux en écriture publique. Cet ancien cadre de la Jirama était absent de son procès, un mandat d’arrêt à l’audience a été prononcé à son encontre.














