Antananarivo, 15 Juillet, 16h55 – Le ministère de la Santé publique confirme un nouveau décès dû à la suspicion d’empoisonnement survenu le 14 juin dernier à Ambohimalaza. Il s’agit du 25ème décès signalé à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona qui compte donc désormais 25 décès en tout depuis les premiers cas signalés. Avec les trois décès officiellement reconnus par les autorités comme survenus en dehors de l’HJRA, la Grande île compte au moins 28 morts suite à cette affaire.
A en croire notre source, 12 patients sont encore à l’HJRA ce mardi. Deux d’entre eux sont toujours dépendants du respirateur même si leur état s’est amélioré, indique notre interlocuteur. Sur les 10 autres patients encore hospitalisés, certains portent encore la canule de trachéotomie. “Ces dispositifs, qui sécurisent leur respiration et les assistent pour respirer, ne peuvent être enlevés d’un seul coup mais doivent s’enlever de façon progressive”, indique le Dr Mamisoa Judicaël Rakotonaivo, directeur adjoint chargé des affaires techniques de l’HJRA, en marge de la visite sur place de la procureure de la République, lundi.
En attendant, ces 10 patients sont encore sous surveillance hospitalière, et bien qu’ils n’aient plus besoin de la machine pour respirer, “ils ne peuvent pas encore parler” en raison de la présence de la canule de trachéotomie, explique le directeur adjoint de l’HJRA dans la vidéo. Ils sont donc contraints de se servir d’une tablette ou de leur téléphone pour s’exprimer, rapporte-t-il. Par ailleurs, 15 patients ont pu rentrer chez eux après leur traitement.
Pour l’heure, la nature exacte de la substance qualifiée de “toxique et dangereuse” qui a causé la mort et la maladie des dizaines de personnes n’a pas encore été rendue publique. La procureure de la République a invoqué le secret de l’instruction et les craintes d’une utilisation malveillante du produit pour expliquer la réticence des autorités à publier l’identité du produit.
Vendredi, le directeur général des fournitures de soins au ministère de la Santé publique a juste parlé de substances inhabituelles que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain. Il a également écarté la thèse du botulisme en s’appuyant sur les connaissances scientifiques. Le directeur du laboratoire des analyses médicales de Madagascar, le Pr Andry Andrianarivelo, a également mis en avant les résultats des recherches scientifiques sur le botulisme et la nature des donuts, principal aliment suspect, pour réfuter la thèse du botulisme.
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