Antananarivo, 3 Novembre, 7h55 – Un week-end particulier sur le chemin menant vers Mandena, le site d’exploitation de Rio Tinto-Qit Madagascar minerals (QMM) à Taolagnaro. Une cinquantaine d’individus s’y sont rassemblés et ont bloqué la route, samedi en fin de journée, selon la gendarmerie.
Les membres de la communauté sont venus « défendre leurs droits et moyens de subsistance », soutient le communiqué de Tany, le « Collectif pour la défense des terres malgaches » dans son communiqué de ce mardi. Ils ont tenté de « réclamer à la multinationale des actions concrètes de compensation face à la dégradation de leurs conditions de vie provoquée par l’exploitation minière », poursuit le communiqué.
L’adjoint du préfet de l’Anosy est venu sur place, appuyé par des éléments des forces de l’ordre. Ils ont interpellé deux meneurs de la manifestation après l’échec des pourparlers entre les deux camps. La gendarmerie nie tout usage de force et l’existence de blessés lors du démantèlement du barrage alors que le Collectif Tany affirme le contraire.
L’association voit des « tentatives d’intimidation », derrière les actions des forces de l’ordre et évoque le « courage » des manifestants « qui sont restés sur place dimanche et lundi ». Les autorités, elles, parlent de déploiement d’une vingtaine d’éléments des forces de l’ordre pour que le barrage sur la route « ne se reproduise plus ».
Dans son communiqué, le Collectif Tany réclame la libération des deux individus interpellés. Il insiste pour qu’« une réponse positive et durable soit apportée aux demandes des communautés afin que leurs membres puissent vivre décemment ».
De son côté, QMM apporte un autre son de cloche et rappelle l’existence d’un cadre défini dans lequel la compagnie d’exploitation d’ilménite intervient et note ses actions qui vont « au-delà du strict respect de ses obligations ». Elle parle de ses « engagements destinés à répondre aux besoins clés des communautés ».
QMM tient également à souligner son « attachement » à « atténuer les impacts de ses activités sur l’environnement ». Il indique de même « assurer l’accès et la disponibilité des ressources naturelles pour les collectivités locales » pour répondre aux critiques sur le non-respect de l’environnement dans la réalisation de ses activités.
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