Antananarivo, ,1er Avril, 6h23 – Le projet de transport par câble d’Antananarivo coche la case environnement. Après l’achèvement de toutes les étapes d’évaluation environnementale, le projet a obtenu officiellement ce jeudi son permis environnemental de la part de l’Office national pour l’environnement (ONE). Il a en même temps reçu son cahier des charges environnementales comprenant 134 articles. Le Comité technique d’évaluation (CTE) a délibéré après évaluations techniques mais aussi évaluations publiques du projet.
Le permis environnemental en poche, le projet a accepté de se soumettre à plusieurs exigences techniques émises par le CTE. Parmi elles la déviation de son trajet qui ne passera pas au-dessus du Collège Saint-Michel. Le directeur général de l’ONE, Rija Rakotoson a même indiqué que « le trajet ne passera au-dessus d’aucune école » comme exigé par le CTE. Lors des études du sol près de cet établissement scolaire, des anciens élèves avaient exprimé leur opposition au projet.
Par ailleurs, le promoteur a aussi accepté, et ce bien qu’aucun tracé définitif ne soit encore fixé, qu’aucun pylône ne sera implanté dans les 25 mètres des bords des falaises et des zones rouges de la colline de Manjakamiadana. La gare du téléphérique de Soarano ne sera pas non plus implantée devant la gare ferroviaire, tandis que finalement le site de la gare d’Ankatso va être déclassé afin que les forces de l’ordre puissent y assurer la sécurité.
L’ONE rapporte aussi que le promoteur consent à étudier la réduction du tarif. Il peut y avoir des systèmes d’abonnement ou autres pour y arriver. « Le tarif final dépendra cependant de la décision du gouvernement », précise Adriana Rakotomalala, directeur de cabinet du secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.
Selon ce département ministériel, le tracé final du téléphérique d’Antananarivo sera connu ce mois d’Avril. La première ligne, celle qui relie Anosy à Ambatobe, devrait être achevée en 2023 avant les Jeux des Îles de l’océan Indien.














