Antananarivo, 29 Novembre, 13h45 – Le projet de téléphérique, suspendu depuis le 25 septembre, revient au centre des préoccupations de Juste Crescent Raharisone, ministre des Transports et de la Météorologie. Devenu ministre de tutelle de ce projet de transport par câble, le membre du gouvernement a indiqué lors d’une conférence de presse, ce vendredi, que ce dossier fait désormais partie des dossiers urgents à traiter.
Le redémarrage “ne devrait pas prendre beaucoup de temps”, poursuit le ministre. Pour expliquer cette situation “assez urgente”, il évoque des matériaux sophistiqués et des structures déjà en place, qui risquent de s’endommager en restant inactifs. “Si on ne l’utilise pas, ça risque d’être endommagé”, insiste-t-il. Il promet que l’infrastructure “ne peut pas être laissée comme ça”.
Juste Crescent Raharisone souligne qu’“on doit trancher sur la manière dont on va procéder”. Endommagé lors de la manifestation du 25 septembre, puis confronté à un problème énergétique, le projet nécessite désormais une phase d’étude approfondie.
Des discussions actives sont menées avec les partenaires techniques et les constructeurs initialement impliqués, notamment Colas et Poma, afin de déterminer la meilleure approche pour la relance. Par ailleurs, la complexité du TPC dépasse le seul cadre du ministère des Transports : sa reprise exige la collaboration de plusieurs départements gouvernementaux, parmi lesquels le ministère de la Population, celui de l’Économie et des finances, l’Aménagement du territoire ou encore le ministère des Affaires étrangères.
Financé par le Trésor français et garanti par BPI France, le projet nécessite également une concertation avec la partie française. “Cela ne devrait pas prendre du temps”, confie le ministre.














