Les responsables du transport public de la capitale se disent ouverts aux plaintes déposées par les usagers.
Non-respect des arrêts indiqués, maltraitance des voyageurs, mauvais entretien des véhicules. Les autorités chargées de la régulation et de la réglementation du transport public semblent enfin prêtes à réagir. Les plaintes déposées par ceux qui sont victimes des indélicatesses des chauffeurs et de leurs aides sur les « taxi-be » sont enfin entendues et prises en compte.
Des mesures ont commencé à être prises ces dernières semaines après plusieurs réunions de concertation entre les autorités et les représentants des usagers. D’après Jeannot Reribake, Directeur général de l’Agence de transport terrestre (ATT), « des sanctions existent bel et bien contre ceux qui enfreignent les règles ». Pour les transports en communs comme les taxi be, il y a entre autres la mise en fourrière qui va de trois à dix jours.
Le retrait de permis de conduire peut durer entre 15 et 90 jours est aussi prévu, ainsi que le retrait de la licence qui empêche les transporteurs d’exercer leur métier. « Si l’infraction aux règles du transport public entraîne des dommages corporels, comme cela a été le cas le 23 octobre, l’affaire est également envoyée au niveau de la gendarmerie pour qu’il y ait enquête, puis procès », ajoute Jeannot Reribake.
Le Dg de l’ATT indique que « toutes les plaintes qui nous parviennent seront traitées comme il se doit ». « Depuis le mois d’Août, nous avons traité chaque plainte concernant les bus, et nous appliquons le cahier de charge pour sanctionner les fautifs. Nous avons déjà par exemple détenu des voitures pendant 10 jours pour le non-respect des règles », poursuit-il.
Hilda Hasinjo, journaliste et animatrice de la page Facebook « Mitaky fitaterana sahaza », apporte une précision sur la marche à suivre. « Pour ceux qui veulent porter plainte pour des cas liés à des infractions aux règles du transport en commun à Antananarivo, les plaintes peuvent être déposées auprès du Cellule d’intervention rapide (CIR), porte 35 du bâtiment du ministère des travaux publics », informe-t-elle.
Pour ce faire, « il est nécessaire de prendre le numéro du bus concerné, la ligne, la date et l’objet de votre plainte », affirme la journaliste. Hilda Hasinjo appelle au passage les citoyens, qui subissent les comportements irrespectueux des transporteurs, à porter plainte en suivant les procédures pour qu’il y ait du changement et une amélioration des services fournis.














