Incorrigibles. Des taxi-be opérant sur plusieurs lignes dans la capitale, continuent leurs mauvaises habitudes, ignorant les règles établies pour les transports publics, et ce, malgré la mise en vigueur d’un cahier des charges, prévoyant, entre autres, leurs obligations.
« Je passe parfois une ou deux heures dans les mêlées avant de pouvoir monter sur un bus », se plaint Felana Rakotondrazaka, mère de famille résidant à Itaosy. Les bousculades sont toujours les mêmes aux heures de pointe. « Nous sommes toujours en difficulté, surtout quand ils [ les chauffeurs de taxi-be] décident de faire demi-tour », continue-t-elle. Les bus opérant sur cette ligne ne sont pas les seuls à se comporter ainsi. « J’emprunte tous les jours des taxi-be des lignes 183 ou 186, et à partir de 16h, ils font demi-tour et s’arrêtent aux 67 ha au lieu de rejoindre le terminus », témoigne Hanta Rakotoarilalao, usager du transport public. Ces situations condamnent les voyageurs à parcourir le reste de leur chemin à pied ou à payer les frais de transport une deuxième fois sur un autre bus.
Les règles concernant l’exploitation des lignes urbaines avaient pourtant été renouvelées. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) avait validé le nouveau cahier des charges, comprenant, entre autres, les obligations des taxi-be, au mois de février. L’une d’entre-elles concerne le respect des arrêts primus et terminus. Outre les demi-tours, les passagers se plaignent aussi de la mauvaise qualité des offres des taxi-be. « Nous payons toujours en plein tarif, même quand nous nous asseyons sur des bouts de bois », déplore Njara Rakotoarisoa, un habitué des taxi-be de la capitale.
La Mairie d’Antananarivo, responsable des transports urbains, affirme avoir pris les dispositions pour faire respecter les règles. « Nous avons déjà commencé à afficher dans les taxi-be les numéros de la CUA, de l’Union des coopératives des transports urbains (UCTU) et de la coopérative à laquelle appartient chaque taxi-be. Les passagers peuvent appeler ces numéros en cas de problèmes » indique Miha Botolandy, chef service des transports à la Mairie d’Antananarivo. Il confirme l’existence d’appels concernant le non-respect des terminus, même si certains usagers affirment l’absence de contacts téléphoniques dans certains taxis collectifs.
Miha Botolandy assure que la Commune procède à des avertissements « aux chauffeurs et receveurs contre lesquels nous avons reçu des doléances ». La Cellule d’intervention routière (CIR) du ministère de Transport, du tourisme et de la météorologie, certifie également procéder à des descentes sur terrain afin de sanctionner les chauffeurs et receveurs qui enfreignent la loi. « Outre les avertissements, nous avons également mis en fourrière des taxi-be contrevenants », certifie le Commandant Soamila Soloniaina, officier coordinateur de la CIR. Mais cela n’empêche pas certains chauffeurs et receveurs de récidiver.
Pour ce qui est de l’application des règles sur les lignes de transport suburbain, les autorités continuent de disséminer le cahier des charges avant l’organisation d’une formation pour les principaux concernés. C’est, entre autres, le cas pour les lignes reliant Anosy et Ampitatafika et Imerintsiantsoka. Justin Randrianiaina, responsable au sein de la coopérative COTRANSMAR soutient que la diffusion des fiches d’information devrait permettre à tout un chacun de respecter ses obligations « pour une meilleure offre pour les passagers ».














