Les divergences sur les montants du salaire minimum d’embauche proposés persistent. Les discussions ont officiellement pris fin le 6 mai, selon une annonce de la confédération des syndicats des travailleurs malgaches révolutionnaires (Fisemare), publiée sur sa page Facebook. Cela fait suite à plusieurs séances de concertation réunissant les représentants du patronat, des syndicats de travailleurs et ceux du gouvernement, à travers le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique.
Les organisations patronales, notamment le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama), proposent une augmentation progressive de 20 % du salaire minimum d’embauche (SME) pour l’année 2026. Leur proposition prévoit une première hausse à 300 000 ariary à compter de mars 2026, ainsi que cela a été convenu lors du dialogue social de février, comme le rappellent les deux organisations dans une lettre adressée au Premier ministre et publiée par Fisemare. Celle-ci sera ensuite suivie d’un second ajustement à 315 000 ariary en octobre de la même année. Le patronat insiste, par ailleurs, sur la nécessité de préserver la stabilité économique, l’emploi et la compétitivité des entreprises.
De leur côté, des syndicats de travailleurs, parmi lesquels la Fisemare, le Syndicat chrétien de Madagascar (Sekrima), la Confédération des travailleurs malgaches (Fisema) et le SVS Randrana Sendikaly, plaident pour une revalorisation plus importante afin de faire face à la hausse du coût de la vie. Ils proposent un SME fixé à 360 000 ariary pour la catégorie M1, avec une progression de 10 000 ariary selon les catégories socioprofessionnelles, pouvant aller jusqu’à 430 000 ariary pour l’OP3.
Face à ces deux positions, la décision finale revient désormais au gouvernement, à travers le ministère en charge du Travail, qui a déjà joué un rôle de médiateur ces derniers temps. Il devra trancher sur le montant à appliquer. Les représentants des travailleurs ont d’ailleurs exprimé leur confiance envers l’État et attendent la publication prochaine du décret d’application officialisant le nouveau SME. “Quelle que soit la décision prise et publiée, nous la respecterons”, ont indiqué les représentants des travailleurs dans leur communication sur les réseaux sociaux.














