Antananarivo, 27 Février, 16h10 – Il vaut mieux prévenir que guérir. En marge de la présentation de la plateforme digitale E-work à Antaninarenina ce mardi, Hanitra Razakaboana, ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique est revenue sur le cas des travailleurs immigrés malgaches. Alors que les offres d’emploi pour l’étranger sont nombreuses, elle recommande aux travailleurs qui souhaitent partir à l’étranger de toujours consulter le ministère pour éviter les mauvaises surprises.
“Il faut toujours demander au ministère concerné lorsqu’il y a des offres d’emploi à l’étranger ou des personnes qui disent qu’ils trouvent des emplois à l’étranger car des fois il y a des arnaques, des gens qui prennent de l’argent et tout alors qu’il n’y a pas d’emploi au bout”, indique la ministre. “Il vaut mieux demander au ministère car en général toutes les offres d’emploi à l’étranger passent par le ministère du travail”, ajoute-t-elle. Elle ajoute que les entreprises recruteurs envoient toujours leurs offres auprès du ministère pour vérification.
Pour l’Etat, il s’agit toujours de protéger les travailleurs malgaches. C’est dans cette optique d’ailleurs que les contrôles pour les travailleurs qui souhaitent aller à l’extérieur ont été renforcés, selon la ministre. Il ne s’agit cependant en aucun cas d’interdire les Malgaches de travailler à l’étranger. “L’autorisation est donnée aux travailleurs malgaches s’ils ont un contrat de travail normal et lorsqu’on sait précisément ce qui les attend là-bas, que ce soit les conditions de travail, le salaire ou encore l’hébergement”, poursuit la ministre.
“L’Etat est méticuleux sur le sujet du contrat afin d’éviter qu’il y ait de l’esclavage sur place ou qu’il y ait des violences ou retrait des documents et passeport qui les empêche de rentrer à son pays”, ajoute encore Hanitra Razakaboana. L’Etat impose aussi toujours les enquêtes de moralité à ceux qui souhaitent travailler à l’étranger de même que les inscriptions auprès des ambassades malgaches sur place.
En ce qui concerne la suspension de l’envoi des travailleurs vers les pays dits à risque, il est toujours en vigueur, indique la ministre qui souligne que “le motif du travail dans ces régions n’est pas toujours clair ».














