Retour aux sources pour la gestion routière. Le “Fonds Routier” devrait, dans les prochains mois, reprendre son appellation initiale de “Fonds d’Entretien Routier” (FER). Selon le ministère des Travaux publics (MTP), une proposition de loi actant ce changement sera soumise à l’examen des députés lors de la prochaine session parlementaire.
Dans un communiqué publié mardi, à l’issue d’une table ronde sur le transport terrestre, le ministère précise que ce texte “a déjà été déposé au niveau de la Primature et attend désormais d’être examiné par l’Assemblée nationale”. Lors de la précédente session, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo avait déjà exprimé sa volonté de recentrer l’organisme sur sa mission régalienne, la maintenance et la pérennisation du patrimoine routier existant, plutôt que le financement de nouveaux grands chantiers d’envergure.
Bien qu’initialement prévue au calendrier de la session écoulée, la présentation de ce projet de loi n’a pu aboutir. Si la tenue d’une session extraordinaire a été évoquée pour pallier ce retard, aucune décision officielle n’a encore été prise. Le chef du gouvernement a néanmoins exhorté les parlementaires à adopter rapidement le texte. L’objectif est de doter le futur FER de mécanismes de financement plus fluides, afin de mettre un terme aux retards de paiement des entreprises de BTP, un fléau qui paralyse régulièrement l’entretien des routes nationales.
C’est en 2019 que les autorités avaient instauré le “Fonds Routier”, présenté alors comme une version optimisée des FER de première et de deuxième générations, censée mieux répondre aux besoins du pays. Cette réforme avait notamment modifié certains circuits financiers, plaçant la gestion des fonds sous la tutelle directe du Trésor public.














